Comment gérer et calmer une crise d’épilepsie? Les solutions

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Comment gérer et calmer une crise d'épilepsie? Les solutions

Le mot d’épilepsie vient du grec « epilêpsis » qui signifie « saisir, attaquer par surprise ». Il fait référence à l’aspect imprévisible des crises. Les manifestations et les causes diverses de cette pathologie font qu’aujourd’hui, l’on ne parle plus d’épilepsie, mais « des épilepsies ». Dans l’Hexagone, cette maladie touche près de 500 000 personnes de tout âge. Souvent stigmatisés par la société, ces patients ont parfois du mal à s’intégrer. Pourtant, l’épilepsie est une pathologie neurologique comme tant d’autres. Les crises sont juste des manifestations cliniques transitoires, et ne sont aucunement liées à un problème psychiatrique. D’ailleurs, avec une prise en charge adaptée, le patient peut limiter les crises d’épilepsie. Explications.

Comprendre l’épilepsie

L’épilepsie est une pathologie neurologique indiquant une activité électrique anormale dans le cerveau. Elle provoque chez le patient un dysfonctionnement temporaire de la communication entre les neurones. L’épilepsie est généralement de courte durée. Elle se manifeste, soit dans tout le cerveau du patient, soit dans une zone définie. Pour mesurer les flux anormaux, le médecin utilise un électro-encéphalogramme (EEG). Ce dernier permet d’enregistrer l’activité du cerveau du patient.

Contrairement aux idées reçues, les crises d’épilepsie ne se manifestent pas toujours par des convulsions ou des mouvements saccadés. Elles peuvent se traduire par des hallucinations auditives ou olfactives. Le patient peut perdre connaissance, et exécuter des gestes répétitifs involontaires.

Une seule crise de convulsion ne suffit pas à confirmer une épilepsie. Les crises doivent être répétitives avant de diagnostiquer une telle pathologie. Il faut savoir que la crise d’épilepsie survient dans diverses circonstances. Elle peut se déclencher suite à un AVC, une méningite, un traumatisme crânien, un sevrage à un stupéfiant ou encore suite à un surdosage de médicament. Les enfants peuvent également être sujets à une convulsion quand ils ont une poussée de fièvre. Dans le jargon médical, ce phénomène est appelé convulsion fébrile. En général, il s’arrête lorsque l’enfant atteint 5 ou 6 ans. La convulsion fébrile n’est pas vraiment une forme d’épilepsie. Cependant, il est conseillé de consulter un médecin pour un diagnostic précis.

Les causes générales de l’épilepsie

Aujourd’hui, les réelles causes de l’épilepsie sont encore méconnues. En effet, dans près de 60 % des cas, les médecins ne peuvent pas se prononcer sur la cause exacte de la pathologie. Les études montrent que seulement 10 à 15 % des cas sont liés à l’hérédité. Certains types d’épilepsie sont d’ailleurs provoqués par un mauvais fonctionnement de plusieurs gènes. Cependant, les gènes ne jouent pas un rôle majeur dans les crises. Certains patients sont plutôt sensibles aux conditions environnementales. Ces dernières provoquent des convulsions.

Dans de rares cas, l’épilepsie peut être liée à un traumatisme au cerveau, aux séquelles d’un AVC, ou encore à une tumeur cérébrale. Pour cause, ils peuvent favoriser la formation de cicatrice dans le cortex cérébral. Aussi, les activités des neurones seront modifiées. À noter cependant que l’épilepsie ne se manifeste pas dans l’immédiat. Il arrive qu’elle n’apparaisse que quelques années plus tard.

Chez les adultes de plus de 35 ans, l’AVC compte parmi les principales causes de l’épilepsie. Les pathologies infectieuses comme le sida, la méningite et l’encéphalite virale peuvent également en être les causes.

Avant la naissance, la lésion prénatale reste l’une des principales causes de l’épilepsie. En effet, les bébés sont sensibles aux lésions cérébrales. Aussi, une mauvaise alimentation de la mère, une infection ou un manque d’apport en oxygène expose le bébé à la pathologie.

Les types de crises

Il existe trois grandes familles d’épilepsie. Elles sont classées en fonction de leurs causes.

Les épilepsies idiopathiques

Également dite « constitutionnelle », cette forme d’épilepsie n’a pas de cause identifiable. Aujourd’hui, les scientifiques n’ont pas encore trouvé les réelles origines de cette pathologie. Selon une étude, l’épilepsie idiopathique serait liée à l’hérédité. Elle représente 10 à 15 % des cas diagnostiqués.

Les épilepsies symptomatiques

C’est une forme d’épilepsie avec une cause identifiable. En général, elle est liée à une maladie ou à un accident qui provoque des lésions au niveau du cerveau. Si le patient n’est pas pris en charge, les lésions peuvent entraîner des crises d’épilepsie. Il arrive également que le patient soit sujet à des lésions congénitales. Cela signifie qu’elles sont présentes dès la naissance, et peuvent être liées à la génétique ou à une malformation au moment de la grossesse. Les lésions congénitales apparues au moment de la grossesse sont généralement causées par une maladie infectieuse comme la toxoplasmose ou la rubéole. Certaines lésions peuvent survenir à l’accouchement à cause d’un manque de sucre, d’oxygène ou de calcium. Le patient peut également présenter des lésions dites « acquises ». Elles apparaissent après la naissance suite à un AVC, une infection du cerveau ou un traumatisme crânien.

Les épilepsies cryptogéniques

Ce sont les épilepsies dont les causes réelles restent méconnues. Les médecins suspectent cependant des lésions qui sont difficiles à mettre en évidence malgré les avancées actuelles de la médecine. Ces cas d’épilepsie touchent près de 60 % des patients épileptiques.

La question des crises partielles

Les crises d’épilepsie peuvent ne concerner qu’une partie du cerveau. Dans ce cas, l’on parle de crises partielles. Ces dernières peuvent être simples ou complexes.

• Les crises partielles simples : elles durent en moyenne quelques minutes, pendant lesquelles le patient reste conscient. Les symptômes d’une telle crise varient en fonction de la partie du cerveau touchée. Le patient peut ressentir des fourmillements ou des hallucinations. Les symptômes peuvent également être assimilés à des troubles neurologiques.

• Les crises partielles complexes : durant les crises, le patient est en état de conscience altérée. Il n’est pas sensible aux stimulations, et son regard reste fixe. Selon le cas, l’individu peut avoir des automatismes comme des gestes involontaires à répétition ou des claquements de dents. Après la crise, il ne se souvient pas de ce qu’il s’est passé.

Les symptômes de l’épilepsie

L’épilepsie est une pathologie liée à une activité électrique anormale au niveau des neurones. Aussi, les convulsions sont susceptibles de dégrader les fonctions du cerveau. Les principaux signes de cette dégradation sont, entre autres :

• La perte de conscience ou une conscience altérée pendant une certaine période : les yeux du patient peuvent rester ouverts et son regard fixe. Il ne réagit plus à rien.

• Une chute brutale sans aucune raison.

• Des convulsions avec des contractions musculaires longues et involontaires des jambes et des bras.

• La transformation de la perception des goûts et de l’odorat.

• Une respiration bruyante.

• Un changement d’humeur et une panique sans raison apparente.

Avant la crise d’épilepsie, le patient sent l’aura qui se manifeste généralement par un effet visuel, une hallucination olfactive ou une sensation de déjà-vu. L’agitation et l’irritabilité peuvent également en être la manifestation. Certains patients peuvent pressentir l’apparition d’une crise grâce à leur aura. Dans ce cas, ils ont le réflexe de s’allonger pour éviter les chutes. À noter qu’un patient épileptique présente à peu près le même type de crise à chaque fois. Les symptômes sont toujours presque similaires.

La prise en charge est très importante au cours d’une crise d’épilepsie. Si le patient présente l’un des cas suivants, elle a besoin d’une assistance médicale dans l’immédiat :

• une convulsion dépassant les cinq minutes ;

• après la crise, la respiration et l’état de conscience du patient ne reviennent pas à la normale ;

• une deuxième convulsion juste après que la première s’est arrêtée ;

• le patient est fiévreux ou se sent épuisé ;

• le patient est enceinte, diabétique ou s’est blessé au cours de la convulsion ;

• c’est la première crise.

Les personnes à risque

Certaines personnes présentent plus de risque de crise d’épilepsie que d’autres. C’est notamment le cas de celles ayant des antécédents familiaux d’épilepsie. En effet, les recherches dans le domaine montrent que l’hérédité est en cause dans plusieurs formes d’épilepsie.

Les personnes qui ont déjà subi un traumatisme au cerveau suite à un AVC, un coup violent, une méningite présentent également un risque élevé d’épilepsie. De même, pour les personnes atteintes de démence, notamment de maladie d’Alzheimer, s’exposent à des risques de crise d’épilepsie. Celles qui souffrent d’une infection cérébrale sont également des personnes à risque. À noter que l’épilepsie est courante durant la petite enfance et après la soixantaine.

Le diagnostic

Pour confirmer l’épilepsie, le médecin procède à l’examen des symptômes et des antécédents médicaux du patient. Il va rechercher les réelles causes des convulsions. Plusieurs examens seront effectués à cet effet, notamment :

• Un examen neurologique : il consiste à évaluer les capacités motrices du patient, son comportement et sa fonction mentale. Le médecin va également déceler les autres facteurs qui favorisent l’épilepsie.

• Des analyses sanguines : l’analyse d’un échantillon du sang du patient permet de détecter des signes d’infections ou des mutations génétiques. Ces affections sont généralement des sources de convulsions.

Selon le cas, le médecin peut prescrire au patient des examens visant à déceler des anomalies cérébrales. Il peut notamment suggérer :

• Un électroencéphalogramme. Il s’agit d’un test permettant de diagnostiquer l’épilepsie. Pour ce faire, le médecin va placer des électrodes sur le cuir chevelu du patient. Ces électrodes permettent d’enregistrer l’activité électrique de son cerveau.

• Un scanner

• Une tomographie : ce type d’examen fait appel à des rayons X pour avoir des images du cerveau. Il permet de détecter les anomalies pouvant provoquer des convulsions.

• Une IRM (Imagerie par résonance magnétique) : cet examen vise à déceler les lésions ou les anomalies au niveau du cerveau.
• Une tomographie par émission de positons (TEP) : elle utilise de petites quantités de substances radioactives. Le but est de les injecter dans les veines pour pouvoir observer les zones actives du cerveau ainsi que les anomalies.

• Une tomographie informatisée par émission de photons simples (SPECT) : elle est utilisée en dernier recours quand l’IRM et l’EEG n’ont pas permis détecter les sources des convulsions au niveau du cerveau.

• des tests neuropsychologues : ils visent à évaluer les performances cognitives du patient, et à identifier les zones du cerveau qui présentent des anomalies.

Traitement des crises d’épilepsie

Quand l’épilepsie est diagnostiquée, le patient doit être pris en charge immédiatement. Le médecin est le seul apte à lui prescrire un traitement adapté à son état de santé. Ce traitement varie d’un patient à un autre, et la médication n’est pas la seule alternative. Parfois, une intervention chirurgicale peut être nécessaire.

Les médicaments anticonvulsivants

Pour stopper complètement les crises, le médecin prescrit un médicament anticonvulsivant à son patient. Dans la majorité des cas, ce traitement permet d’arrêter la crise. Cependant, chez certains patients, il permet juste de réduire le nombre et l’intensité des crises.

D’une manière générale, un seul médicament suffit à stabiliser l’état du patient. Certains cas sont toutefois plus difficiles à traiter. Le médecin doit alors essayer plusieurs médicaments avant de trouver celui qui s’adapte le mieux à l’état de son patient.

Il faut savoir que les médicaments anticonvulsivants peuvent avoir des effets indésirables sur le patient. Ils sont notamment source de somnolence, de fatigue et de gain ou de perte de poids. La perte de coordination, la dépression et les problèmes d’élocution peuvent également survenir.

Les médicaments utilisés depuis plusieurs années sont :

• la carbamazépine : le Tegretol®, par exemple ;
• l’acide valproïque : Epival® ou Novo-Valproic® ;
• la phénytoïne : le Dilantin®.

Aujourd’hui, les médecins prescrivent aussi des médicaments plus récents comme la lamotrigine (Lamictal®), le lévétiracétam (Keppra®), la gabapentine (Neurontin®) et le topiramate (Topamax®). Un analogue de la gabapentine, la prégabaline présente moins d’effets indésirables que les autres médicaments.

À noter que certains anticonvulsivants comme le Dilantin®, le Tegretol® et l’Epival® ont pour effet d’augmenter la vitamine D chez le patient. Sur le long terme, ils peuvent alors provoquer de l’ostéoporose. Pour éviter cela, le médecin prescrit à son patient un supplément de calcium et de vitamine D.

Il arrive que le patient ne subisse pas de crise pendant 2 ou 3 ans. Dans ce cas, le médecin peut envisager un sevrage des médicaments. D’ailleurs, la rémission totale est tout à fait possible chez certains patients.

Le régime cétogène

Les médecins ont remarqué au début des années 1920 que le jeûne réduisait les crises d’épilepsie chez les enfants. Selon eux, cela s’expliquerait par un entassement de cétones dans le système sanguin. D’ailleurs, cela a permis de prouver que le taux élevé de cétones dans le sang permettait de réduire les crises d’épilepsie.

Ce régime cétogène consiste à réduire l’apport en glucides et les sucres en tous genres dans l’alimentation. En revanche, l’apport total en calories est maintenu. Seuls le gras et les protéines seront privilégiés. Pour cause, cela créerait le même effet qu’un jeûne, puisque la réduction de glucides favorise la production de cétones.

Ce type de régime est surtout efficace chez les enfants. Il nécessite cependant un suivi médical. Il fut un temps où il a été mis de côté à cause de l’arrivée des médicaments anticonvulsivants. Cependant, ces dernières années, le régime cétogène a de nouveau été préconisé chez les enfants épileptiques qui réagissaient mal aux traitements classiques.

En 2006, une revue d’études affirmait que ce régime permettait de réduire de moitié la fréquence des crises chez le tiers des enfants l’adoptant. D’ailleurs, deux études cliniques confirment l’efficacité de cette diète.

Aujourd’hui, plusieurs questions autour du régime cétogène subsistent encore. Les scientifiques ne sont pas encore en mesure de déterminer la durée exacte du régime. Certaines études démontrent que, chez les enfants qui ont pu profiter de ses avantages, le retour à une alimentation normale s’est fait au bout de deux ou trois ans. Au cours de la diète, ces enfants n’ont pas eu de crise, et ont arrêté les médicaments.

L’autre question concerne les adultes épileptiques. Jusqu’ici, l’on ne sait pas encore si le régime est efficace chez les adultes.

Même si le régime cétogène privilégie le gras, il faut bien calculer les calories. L’alimentation doit alors rester équilibrée pour éviter le gain de poids. À noter cependant qu’une telle diète peut avoir des effets indésirables sur le long terme. Elle peut provoquer des troubles gastro-intestinaux, une déshydratation, une toxicité hépatique ou encore des calculs rénaux. Le régime cétogène pourrait également être source de carence chez le patient. Aussi, il pourrait avoir besoin de suppléments de minéraux et de vitamines. Cela implique un suivi médical pour éviter d’autres complications.

La chirurgie

La chirurgie est envisageable quand le patient subit des crises partielles qui ne s’atténuent pas avec la médication. Elle consiste à réaliser une incision dans la partie du cerveau source des crises. Selon le cas, cette partie du cerveau peut également être retirée. Cette deuxième option n’est envisagée que s’il n’y a pas de risque de déficit neurologique.

Avant la chirurgie, le patient subit une évaluation de son état. Cela s’étale sur plusieurs mois. Il comprend plusieurs examens, notamment des évaluations en neuropsychologie, un électro-encéphalogramme et des tests d’imagerie.

Dernièrement, des expériences avec le « Gamma Knife » ont été lancées pour traiter l’épilepsie. Il s’agit d’une radio-neurochirurgie permettant de traiter les affections de la tête avec une grande précision. Elle permettrait de neutraliser la zone source d’épilepsie grâce à une radiation très élevée. Cette technique non invasive détruit uniquement les cellules malades. Elle est cependant à un stade d’expérimentation pour l’épilepsie.

Stimuler le nerf vague avec un implant

Cette alternative permet de réduire et de contrôler les crises qui ne s’atténuent pas avec la médication et la chirurgie. Elle a déjà été approuvée au Canada et aux États-Unis. Pour stimuler le nerf vague, un dispositif est implanté sous la peau du thorax. Ce dispositif va produire une impulsion électrique à 5 minutes d’intervalle. Après réglage, l’appareil fonctionne de manière automatique. Cependant, l’ajustement prend beaucoup de temps. En général, il faut compter entre 12 et 18 mois.

Est-ce possible de prévenir les crises ?

La réponse est assez relative, puisque même les causes réelles de l’épilepsie ne sont pas connues. Aussi, le mot prévention ne serait pas adopté. L’on parle plutôt de recommandations.

Il faut pourtant savoir que, pour certains types d’épilepsie, notamment celle liée à un traumatisme crânien, la prévention est possible. Pour ce faire, il faut juste adopter les bons gestes de sécurité. Les voici :

• mettre sa ceinture de sécurité dans la voiture ;

• porter un casque en vélo ;

• utiliser un casque de protection pour les activités à risque comme la moto, l’escalade ou encore l’intervention sur un chantier de construction.

Qu’en est-il de la prévention de la crise ?

Il est tout à fait possible de réduire la fréquence des crises. Le patient doit éviter de s’exposer aux facteurs déclenchants ses crises. Aujourd’hui, les facteurs de risque réels des crises ne sont pas encore déterminés. Cependant, plusieurs évènements particuliers peuvent les favoriser. Ce sont notamment les émotions fortes, le stress, la fièvre, la musique forte, les efforts physiques intenses et les lumières clignotantes. Le manque de sommeil et la période menstruelle peuvent également déclencher la crise.

Un patient épileptique doit également adopter une alimentation équilibrée. Il doit s’alimenter à des heures régulières. L’alcool pourrait interagir avec les anticonvulsivants, et affaiblir leur efficacité. Aussi, les patients consommant de l’alcool doivent en parler avec leur médecin traitant. D’ailleurs, il peut en consommer à quantité modérée, si ses crises sont maitrisées. En revanche, les autres excitants comme le café, le tabac et les boissons à base de caféine doivent être évités. Les drogues sont également à proscrire.

À noter qu’il n’est pas nécessaire d’aller consulter un médecin à chaque crise. Le patient doit le faire uniquement après sa première crise, en cas de changement de son état durant ou après la crise, en cas de blessure, ou si la fréquence des crises varie.

La question des chiens guides

Les personnes épileptiques se font aujourd’hui accompagner par des chiens spécialement entraînés pour les aider. Le chien va chercher de l’aide ou le protège en cas de crise. En cas de crise partielle, le chien ramène son maître dans un endroit sûr. Les recherches dans le domaine vont plus loin. Désormais, elles visent à apprendre aux chiens à flairer les crises.

Conclusion

Avec des soins adaptés à son état de santé, une personne épileptique peut vivre normalement. Cependant, certaines restrictions subsistent. En début de traitement, le médecin peut, par exemple, interdire à son patient de conduire ou d’utiliser des équipements techniques. Si les crises s’arrêtent sur une longue période, le médecin peut réévaluer son état. Aussi, il lui remettra un certificat médical levant l’interdiction. Selon Épilepsie Canada, les patients subissent moins de crises s’ils ont une vie active. Le mieux serait alors de les encourager à chercher un emploi.

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