Crise d’épilepsie: attention à l’alcool

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25 % des personnes alcooliques souffrent d’épilepsie. Cela prouve la relation qui existe entre l’alcool et cette maladie. Cependant, il reste rare de déclencher une crise d’épilepsie après avoir pris un verre. Néanmoins, une consommation importante ou régulière peut augmenter les risques.

Crise d’épilepsie: attention à l’alcool

Entre 6 et 48 heures après avoir arrêté de boire, l’épileptique est susceptible de faire une crise. Pour certains patients, boire de l’alcool signifie moins de sommeil et surtout oubli de la prise des médicaments. Ce qui accroît encore plus le risque de crise. Des études ont montré que dans 10 à 25 % de cas d’épilepsie, l’abus chronique d’alcool constitue un facteur de risque.

L’alcool réduit l’effet des médicaments

Boire de l’alcool en quantité excessive peut affecter le métabolisme du foie, modifiant ainsi le traitement des médicaments par l’organisme. Ces effets réduisent l’efficacité des médicaments à protéger le malade d’épilepsie contre une crise.

L’alcool peut diminuer les effets de la carbamazépine et du phénobarbital. Son mélange avec le divalproex sodique provoque une grave dépression du système nerveux central. Il va également perturber le taux de phénytoïne dans le sérum sanguin. Une consommation chronique peut faire baisser le taux de sérum dans le sang.

Un excès d’alcool affecte l’observation du traitement par les anticonvulsivants et diminue leur efficacité. Il peut même aggraver les effets secondaires de certains médicaments antiépileptiques et rendre le patient somnolent.

De plus, l’alcool crée un effet antabuse. Ce qui veut dire que pour une même quantité d’alcool prise avec une personne saine, un épileptique est plus susceptible de vite se saouler. Ce dernier tolère moins l’alcool.

La consommation d’alcool entraîne des troubles du sommeil

Les troubles du sommeil peuvent déclencher une crise d’épilepsie. Les nuits passées à faire la fête perturbent considérablement les habitudes de sommeil normales. Pour les personnes épileptiques, le manque de sommeil est une cause fréquente de crise.

Toutefois, qu’on ait été diagnostiqué d’une épilepsie ou non, on reste exposé à une crise après une quantité importante d’alcool. Si consommer de l’alcool représente un danger pour les épileptiques, arrêter d’en prendre du jour au lendemain est aussi néfaste.

Sevrage alcoolique et risque de crise d’épilepsie

Le sevrage d’alcool, spécialement pour les dépendants de longue durée, devient dangereux en raison des changements soudains dans le fonctionnement du cerveau du malade. Pourquoi ? L’abus d’alcool à long terme modifie la manière d’opérer des substances chimiques du cerveau.

Lorsqu’une personne arrête de boire brusquement, ce changement peut entraîner des symptômes de sevrage voire une condition dangereuse appelée delirium tremens.

La crise d’épilepsie viendra alors rappeler au patient son état de manque. Si vous pensez être dépendant à l’alcool et épileptique, avant d’arrêter, demandez conseil au médecin. L’utilisation ponctuelle de benzodiazépines peut réduire les effets de sevrage.

Alors une personne épileptique peut-elle consommer de l’alcool ? Si vous remarquez une corrélation entre une quantité d’alcool donnée et la fréquence des crises, vous devriez arrêter. C’est un signe que vous devez faire attention à votre corps et à la façon dont il réagit à l’alcool dans le système. Ce qui peut varier d’une personne à une autre. Il s’agit d’une question de modération.

Certaines personnes peuvent prendre un verre de temps en temps et bien s’en tirer. Vous devez simplement vous assurer que cette consommation n’obstrue pas la prise et l’efficacité de vos médicaments, ni vos temps de sommeil. L’idéal reste de toujours demander conseil au médecin.


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